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Sebastian Pirlot divise son salaire par trois

Comme nous l’expliquons dans nos pages générales, plus haut dans ce journal, le PS a donc décidé plusieurs mesures de bonne gouvernance. Et ce suite au scandale Publifin. Certaines de ces mesures seront rapidement mises en œuvre. Elles concernent notamment les salaires des députés-bourgmestres.

> Comprendre l’affaire Publifin en 3 minutes (vidéo)

> Notre dossier Publifin

Parmi les mesures internes au PS, il y a certaines mesures d’importance qui risquent bien de faire mal au portefeuille de certains mandataires. Ainsi, ceux qui cumulent plusieurs mandats, (député bourgmestre, député échevin, etc..) pouvaient jusqu’ici cumuler leurs salaires de mandataires à concurrence de 150% d’un salaire de député. Désormais, ils ne pourront plus dépasser leur salaire de député... Un exemple, tout à fait fictif et éloigné de la réalité, pour comprendre  : si mon salaire de député est de 100 euros brut et mon salaire de bourgmestre de 80 euros, je devais jusqu’ici renoncer à 30 euros de mon salaire de bourgmestre car mon plafond est de 150% de mon salaire de député, soit 150 euros.

Nous avons contacté leur seul député-bourgmestre PS de la province, à savoir Sébastian Pirlot, député à la Chambre et bourgmestre de Chiny. Contre toute attente, celui-ci a décidé de de priver totalement... de ses indemnités de député ! « Je n’ai pas les chiffres précis en tête, avance-t-il. Mais mon salaire de bourgmestre avoisine les 2300 euros. Tandis que mon salaire de député, c’est deux fois cela ». Selon nos calculs, Sébastian Pirlot gagne donc actuellement quelque 6900 euros par mois, à la grosse louche. Et il va donc volontairement se priver de deux tiers de ces revenus  !

« L’argent n’a jamais été mon moteur. Je choisirai donc mon mandat de bourgmestre car je n’aime pas l’hypocrisie. La liberté n’a pas de prix », lance-t-il, avec dans le viseur le scandale qui éclabousse aussi son parti. Le député-bourgmestre ne cache d’ailleurs pas le mépris que lui inspirent les mandataires indûment rémunérés. « Je trouve cela minable. Avoir un parti qui n’est soi-disant au courant de rien avec des mecs qui gagnent des sommes faramineuses, c’est honteux. Cela me fait marrer que des ministres en place depuis plus de 20 ans fassent des leçons de morale aux autres. J’ai fait mes choix. Il y a une vie après la politique... », conclut-il.

R.G. et F.J.

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