Mohamed Merah regrettait de ne pas avoir tué plus d’enfants juifs

Selon des policiers ayant participé aux négociations durant le siège de 32 heures de Mohamed Merah, le tueur a avoué son “ plaisir infini ” lorsqu’il a froidement abattu trois enfants et un enseignant de l’école juive Ozar Hatorah le 19 mars, et trois militaires entre les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban.

Il a expliqué qu’il ne voulait pas finir “ en kamikaze ” pour pouvoir multiplier les actions “ voir ses victimes, les toucher ” et les filmer, selon les enquêteurs cités par l’hebdomadaire, alors qu’une caméra avec des images très “ explicites ” a été trouvée dans ses affaires.

Il avait le sentiment que “ tuer un soldat français en France aurait le même retentissement que tuer dix soldats français en Afghanistan ”.

Parmi les cibles qu’il avait identifiées figurent le chef de la brigade anti-criminalité de Toulouse et une policière de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui l’avait interrogé lors de son retour du Pakistan.

Il s’est aussi efforcé de mettre hors de cause son frère Abdelkader Merah, 29 ans, considéré comme davantage engagé que lui dans l’islam radical et aujourd’hui au centre de l’enquête.