Clasico Barça-Real ce samedi soir: fin du suspense en Liga ou... final haletant?

Une défaite des Blancs au Camp Nou relancerait singulièrement le suspense en championnat: sans être rédhibitoire pour les Blancs qui auraient toujours leur destin en main avec un point d’avance sur les Blaugrana, elle fragiliserait considérablement la dynamique merengue et rendrait chacune des quatre journées finales littéralement haletantes.

Mettant provisoirement entre parenthèses leurs duels respectifs en Ligue des champions, où il leur faudra tous deux renverser la situation face au Bayern (défaite 2-1) et à Chelsea (défaite 1-0), Real et Barça se retrouvent donc au Camp Nou.

La tension, compte tenu de l’enjeu, est palpable. Elle l’est particulièrement dans le camp d’un Real Madrid dont le dernier titre en Liga remonte à 2008.

Symptôme de crispation ou de concentration extrêmes, toujours est-il que Mourinho s’est terré avant ce clasico dans un profond silence.

Hormis en Ligue des champions (où le protocole imposé par l’UEFA l’y oblige) l’entraîneur des Merengue n’est ainsi plus apparu en conférence de presse depuis le 31 mars dernier, à l’issue du match contre l’Osasuna Pampelune (victoire des Merengue 5-1).

Samedi, l’entraîneur adjoint de la Maison Blanche Aitor Karanka, dépêché face à la presse au lieu de Mourinho, en a lui aussi dit le moins possible.

Tout juste le messager de “Mou” a-t-il assuré que dans le dilemme entre partir à l’assaut des Blaugrana et jouer un match nul qui suffit a priori aux Blancs, les Merengue choisiraient la première option.

“Nous ne changerons rien à notre manière de jouer. Face au Barça, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour attaquer et gagner”.

>Tentation défensive

A en croire Karanka, les Blancs se présenteront donc samedi avec une composition d’équipe offensive, comme celle qui avait mis en difficulté les Catalans, en janvier, lors du quart de finale retour de Coupe du Roi (2-2).

Mais compte tenu du penchant défensif de Mourinho, la solution du milieu à trois, qui verrait alors le retour d’un Lassana Diarra qui n’a plus joué depuis huit matches, n’est pas à écarter.

Après tout, la seule victoire de “Mou” face à “Pep” -celle de la finale de Coupe du Roi 2011 (1-0) obtenue avec un milieu ultra-défensif- continue d’être le référent tactique du Portugais face au Barça.

Pour les Catalans, il n’y a en revanche pas de dilemme qui tienne. Seule la victoire sera belle, samedi, pour des Blaugrana qui envisagent ce match comme une finale avant la lettre.

“Ce n’est pas maintenant que nous allons changer de jeu. Contre le Real, nous allons nous attacher à être plus que jamais protagonistes, à avoir le ballon du début à la fin”, a ainsi expliqué Xavi.

Dans l’affrontement du Camp Nou, au milieu des tifos prévoyant une mosaïque en début de match, tous les regards se dirigeront évidemment en premier lieu sur la paire Messi-Ronaldo qui poursuivra son duel acharné pour le titre de meilleur buteur (41 buts chacun).

Si l’Argentin a connu mercredi une petite baisse de régime face à Chelsea, il devrait à nouveau être inspiré face à son “meilleur ennemi”, le Real, à qui il a déjà marqué 13 buts en 16 matches. Quant à Ronaldo, son bilan de 5 buts en 12 matches face aux Catalans est rehaussé par ses deux dernières prestations, où il avait à chaque fois fait mouche.