John Terry, exclu lors de Barça - Chelsea: "Pas du genre à faire mal intentionnellement"

John Terry a le "Blues": alors que ses coéquipiers de Chelsea sont portés aux nues pour leur héroïque qualification pour la finale de la Ligue des champions à Barcelone, leur capitaine, exclu pour un mauvais geste, passe de nouveau pour le méchant qui a failli tout gâcher.

"La bêtise de Terry le prive d’une nouvelle chance", estime The Guardian tandis que le Times par de "La soirée de la honte pour John Terry". Les plates excuses présentées immédiatement après le match n’ont pas suffi à incliner la presse anglaise à l’indulgence.

"J’ai vu le ralenti et ce n’est pas joli. Mais je ne suis pas le genre de joueur qui fait mal volontairement. Les gens qui me connaissent le savent", a déclaré le défenseur de 31 ans, faisant preuve, au mieux, d’une grande naïveté.

Car la réputation de l’Anglais a déjà beaucoup souffert cette saison des accusations de racisme dont il répondra devant la justice le 9 juillet, juste après l’Euro, pour avoir insulté le joueur des Queens Park Rangers Anton Ferdinand lors d’un match de Premier League. Avant même le jugement, et bien qu’il nie farouchement tout racisme, l’affaire lui a déjà coûté le brassard de capitaine de l’équipe d’Angleterre.

DEUX CÔTES FÊLÉES

La double confrontation avec Barcelone lui donnait l’occasion de redorer son blason. Jouant courageusement depuis plusieurs semaines malgré deux côtes fêlées qui le font souffrir le martyre, Terry avait été admirable en défense à l’aller à Stamford Bridge (1-0). C’est lui, avec l’expérience de ses 85 rencontres disputées en Ligue des champions, qui était censé tenir la barre au Camp Nou, surtout après la blessure de Gary Cahill dès les premières minutes, qui faisait de Terry l’unique défenseur central de métier dans l’équipe londonienne.

Au lieu de cela, le capitaine a laissé tomber ses coéquipiers en pleine tempête, comme il l’a lui-même admis, ce qui ne fait d’ailleurs que souligner le côté miraculeux de la qualification des Blues, menés 2 à 0 à 10 contre 11 et sans défenseur central sur le terrain du champion d’Europe en titre.

Terry n’a pas fini de regretter son geste. Il sera absent le 19 mai à Munich, où il aurait pu tenter d’effacer le souvenir de la funeste séance de penalties de 2008, en finale contre Manchester United. Sous la pluie de Moscou, il avait été l’un des deux Londoniens à manquer son tir au but.