Des médiateurs pour résoudre des rapts parentaux internationaux

Y participent également l’organisation allemande “Mediation bei internationalen Kindschaftskonflikten”, la KU Leuven et le centre néerlandais “Centrum Internationale Kinderontvoering”. Le réseau, financé par la Commission européenne, se verra doté d’un site web en mai.

Chaque année, 170.000 parents divorcent dans l’Union européenne. Les conflits débouchent parfois sur un rapt parental international. Child Focus a traité l’an dernier 500 dossiers d’enlèvements d’enfants vers l’étranger. Parmi ceux-ci, 280 concernaient des rapts effectifs. Le reste étant des dossiers de prévention, lorsqu’un enlèvement est craint. Ce type de dossier a fortement augmenté en 2011. En Allemagne, 700 rapts parentaux internationaux ont été comptabilisés l’an dernier.

Face à ces constats et alors qu’une étude de Child Focus de 2011 révèle qu’il faut en moyenne un an pour résoudre un rapt international et que la médiation joue un rôle clé, l’association belge, l’organisation allemande “Mediation bei internationalen Kindschaftskonflikten”, la KU Leuven et le centre néerlandais “Centrum Internationale Kinderontvoering” ont lancé des formations.

La médiation dans un environnement international requiert des compétences particulières sur le plan linguistique, juridique, culturel, etc. Une vingtaine de médiateurs de toute l’UE ont été formés en 2011, suivis par cinquante autres début 2012. Plusieurs d’entre eux sont également habilités à donner des formations.

L’objectif est désormais de faire connaître le réseau auprès de parents dans une situation de rapt international. A cet effet, le site web www.crossbordermediator.eu sera lancé en mai. Le réseau fera l’objet d’évaluations et espère pouvoir s’élargir à l’avenir.