Grouwels rejette l’idée de quotas pour l’embauche de fonctionnaires fédéraux bruxellois

La ministre bruxelloise CD&V Brigitte Grouwels a fait part lundi de son opposition à l’idée émise samedi par le ministre-président bruxellois de fixer des règles via un accord de coopération pour veiller à ce qu’un minimum de Bruxellois aient accès aux postes à pourvoir dans la fonction publique fédérale. Pour elle, cela ne résoudra pas le noeud du problème: les carences en formation de nombreux demandeurs d’emploi dans la capitale. A l’occasion de la Fête de l’Iris, Charles Picqué avait averti ceux qui seraient tentés par une nouvelle réforme de l’état que Bruxelles ne serait, dans ce cas, pas en manque de revendications. Parmi celle-ci, il avait évoqué son souhait d’un accord de coopération sur la procédure de recrutement de fonctionnaires fédéraux pour garantir un minimum d’emplois aux habitants de la capitale. Pour la ministre bruxelloise du CD&V, imposer des quotas ne permettrait que de se battre contre le symptôme, en ne changeant rien au problème sous-jacent de la scolarisation déficiente de nombreux habitants de la capitale. Pourtant, a concédé Brigitte Grouwels, Charles Picqué a fait la bonne analyse. Il y a trop peu de Bruxellois dans la fonction publique fédérale dont la plupart des services sont pourtant implantés dans la capitale. On observe le même phénomène dans les entreprises publiques telles que Belgacom et la SNCB. Pour la ministre, la cause du problème est pourtant connue: l’enseignement francophone prépare toujours trop peu de jeunes au marché du travail. Il est également sous-financé. Il importe par conséquent que les deux communautés investissent davantage dans l’excellence de l’enseignement à l’attention de tous les Bruxellois, a-t-elle dit en substance.