La terre battue de Madrid? Joueurs et joueuses n’en sont pas bleus...

“Je ne note pas de différence par rapport à l’année dernière, a fait remarquer Simon à RMC, après sa victoire face à l’Italien Fabio Fognini (6-7 6-3 6-3). Ce sont les plus mauvais terrains de la saison de terre battue.” “Je ne me sens pas bien là-dessus. J’ai failli me donner une entorse à l’entraînement. Il y a d’autres priorités que de le rendre bleu. Il fallait simplement le rendre meilleur”, a-t-il asséné.

Au sortir de sa qualification pour le 2e tour aux dépens du Belge Olivier Rochus 6-4, 7-6 (7/3), Wawrinka s’est également plaint. “Ce n’est pas un problème de couleur, peu importe la couleur... Mais ces courts sont vraiment terribles, on y glisse beaucoup dessus et c’est difficile de contrôler la balle. C’est juste une blague de jouer sur de tels courts dans un gros tournoi comme celui-ci.”

Le Français et le Suisse se rangent donc du côté de Rafael Nadal qui crie depuis deux ans à l’hérésie, sans être entendu. “Cela n’apporte rien au tennis et rien aux joueurs. Une seule personne y trouve son compte: le directeur du tournoi”, a récemment fulminé l’Espagnol qui en veut surtout à l’ATP d’avoir adoubé l’initiative.

Le Français Richard Gasquet, vainqueur au forceps du Brésilien Thomaz Bellucci 4-6, 6-4, 7-6 (7/5), a également pointé les soucis causés par la surface, qualifiée “d’extrême” et qui “n’a pas grand chose de comparable à la terre battue” classique, car elle “est très glissante”.

Chez les dames, la N.1 mondiale, la Bélarusse Viktoria Azarenka a également stigmatisé le fait que “le court (soit) un peu glissant”, tandis que sa dauphine au classement WTA, Maria Sharapova expliquait qu’”en fonction de la quantité de terre et de la façon dont la balle rebondit, ça modifie un peu le jeu”.

La Russe, qui joue depuis “quatre ou cinq jours dessus”, a ajouté “que tout était question de temps d’adaptation”.

Mercredi, l’entrée en lice de Rafael Nadal contre le Russe Nikolay Davydenko sera attendue....