Standard: Marc Chauveheid, Eric Deflandre et Jeff Lecomte expliquent leur choix

Pour chacun, Christophe Dessy a eu plus que des louanges. “ Eric Deflandre, c’est un honneur de travailler avec lui. Compte tenu de son palmarès et de sa longue carrière, si un homme comme lui n’a pas quelque chose à raconter aux jeunes, on peut changer de métier. Joueur ou éducateur, c’est différent. on sera là pour le guider. Marc Chauveheid a été formé au RFCL et a une belle expérience dans le football national et régional. Il est issu d’une famille où la formation est dans les gènes. Quant à Jean-François Lecomte, c’est un peu retour vers le futur. Son travail ici a été reconnu, on est allé le rechercher pour un nouveau cycle.

>Eric Deflandre: Arrêter ma carrière était un choix à la fois difficile et facile. Difficile pare que tu te dis que tu peux encore jouer un an et facile parce à presque 39 ans après avoir terminé sur une bonne note avec le RFCL, c’est le moment idéal pour franchir le cap. Commencer par les jeunes, ce ’est que j’avais envie de faire. Adjoint à Saint-Trond. On m’a sonné deux fois mais il n’y a pas eu de discussion. J’ai l’avantage d’avoir connu un championnat étranger où on hésitait pas interrompre les entraînements pour rectifier le tir sur une phase. J’ai passé mes diplômes UEFA A et B. Je suis prêt dans ma tête mais je suis là pour apprendre. ”

>Marc Chauveheid: Revenir au Standard n’était pas un plan de carrière. J’aspire à y rester plus longtemps comme éducateur que comme joueur (rires). C’est venu naturellement et le projet m’a attiré. Comme Christophe l’a dit, ce genre de projet est dans l’ADN familial. J’ai passé de bons moments à La Calamine comme préparateur physique et comme T1. Je vais notamment expliquer aux jeunes qu’on peut faire des choix comme moi, de privilégier les études à une carrière, même si c’est un choix qu’ils ne comprennent pas. sans être rabat-joie, je serai là pour leur dire que le foot n’est pas qu’argent, gloire et people. Je vais concilier ce job avec l’IPES, c’était une des conditions comme Jean-François. Non, je ne renonce pas être un jour entraîneur, je n’ai que 34 ans.

>Jean-François Lecomte: Je ne m’attendais pas à revenir dans la mesure où rares sont ceux qui reviennent au club. Je crois que je suis encore plus heureux que la première fois. Le projet me plaît: par le passé, j’ai travaillé avec des gars formés par des autres. J’aurai encore plus de plaisir à amener des joueurs à quelqu’un d’autre qui finira le travail. ”