David Wanson tué en dépassant des cyclistes à Hannut: "C'était un garçon simple et discret"

“ David était un garçon, qui vivait sa vie, tout simplement, en toute discrétion. Ce n’était pas un sportif, il travaillait chez Marcel Tombal comme ouvrier ” , indique la compagne de son papa, Louis Wanson de Wasseiges. Il laisse derrière lui sa compagne, Amélia avec qui il a partagé plus de dix ans de sa vie, elle travaille dans un commerce hannutois. David avait aussi deux sœurs et un frère.

 

Samedi, en fin de journée, alors qu’il quittait Hannut en direction de Moxhe, David Wanson, un Hannutois originaire de la région de Wasseiges, se retrouve derrière un véhicule qui ralenti sur la longue ligne droite que forme la N80 à cet endroit. Il est presque 18h30.

Le Hannutois entame alors une manœuvre de dépassement. C’est sans doute à ce moment qu’il aperçoit le groupe de cyclistes qui se déplaçait sur la route dans le même sens que lui. Ceux-là mêmes qui avaient dû ralentir le véhicule que le jeune homme venait de doubler.

Impossible de se rabattre. Et devant lui, une voiture tout aussi innocente, qui vient à sa rencontre. Le Hannutois n’hésite pas. Il ne veut pas percuter les cyclistes qui se baladent tranquillement sur la chaussée, pleinement dans leur droit. Il veut aussi éviter de provoquer une collision frontale. Il décide donc de braquer vers le champ afin d’éviter l’impact avec la voiture qui se rapproche en sens inverse.

Malheureusement pour lui, sa Peugeot 206 accroche le fossé et effectue plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser dans les pousses de céréales. La chance n’était décidément pas avec David, un garçon discret qui allait fêter ses 36 ans le 23 juin prochain. Éjecté du véhicule, il se retrouve bloqué sous celui-ci. Très vite les secours arrivent. Les pompiers de Hannut, l’hélicoptère médicalisé de Bra-sur-Lienne, la police. Il semble y avoir encore un peu d’espoir mais l’état du jeune homme requiert des soins spécifiques. L’hélicoptère repart, chercher du matériel plus adapté dans un hôpital de la région. Les médecins et les ambulanciers s’affairent encore de longues minutes jusqu’à 19h15. Au retour de l’ambulance volante, le jeune homme avait cessé de vivre.

Au bord de la route, les cyclistes ont compris. Premiers témoins de l’accident, ils ont tout vu. Une jeune fille s’effondre dans les bras d’une amie, secouée par la violence de la situation.

David a voulu éviter le pire, il aura donné sa vie pour éviter de prendre celle des autres. Sur la chaussée de Namur, dimanche, il ne restait rien du drame qui s’était joué quelques heures plus tôt, rien que la tristesse et les pleurs d’une famille qui vient, beaucoup trop tôt, de perdre un des siens.

Al.D.