Archives: Bradley Wiggins, 2e du prologue, est-il le seul favori du Tour?

En 2011, Bradley Wiggins, pointé comme un sérieux candidat au sacre final, avait été éliminé sur une chute qui lui avait peté la clavicule sur la route de Chateauroux, lors de la 7e étape. Pas d’bol. Du coup, en 2012, il est revenu avec une motivation décuplée, épaulé par une équipe Sky du tonnerre (désolé, c’était facile).

Vainqueur de l’impressionnant triptyque Paris-Nice, Romandie, Dauphiné, le Britannique se voit en plus offrir un parcours qui convient à merveille à ses gambettes d’ancien pistard, comme si les organisateurs voulaient se faire pardonner. Puissant et difficilement “larguable” en haute montagne, il est capable d’enrouler des braquets de malade sur les étapes chronométrées.

Deux arrivées au sommet (trois si on compte le difficile final de la 7e étape menant à La Planche des Belles Filles) et environ 100 bornes contre le temps! Sérieux, on ne voit pas comment il pourrait perdre cette édition, sauf s’il se prend un nouveau billet de parterre fatal.

Qui pour le battre alors? Ben oui, qui?

Cadel Evans, le vainqueur sortant, a les moyens de l’embêter bien évidemment. Mais il y a un double problème pour Cadel. Primo: il n’a pas une équipe aussi puissante que Wiggins. Deuxio, il avait perdu 1.43 sur Wiggins lors du chrono de 53 bornes du récent Dauphiné... Ici, il y aura donc le double!

Reste ensuite un paquet d’outsiders. Mais, s’ils sont capables de rivaliser, voire de creuser l’écart en montagne, ils affichent de sérieuses lacunes contre le temps, à l’image de Frank Schleck ou Samuel Sanchez.

Finalement, ceux qui risquent de rivaliser le plus longtemps avec le duo Wiggins - Evans, ce sont Ryder Hesjedal, récent vainqueur du Giro, notre Jurgen Van den Broeck, Robert Gesink, Vincenzo Nibali (encore que ce dernier éprouve étrangement des difficultés à briller sur l’épreuve hexagonale) ou le Yankee de la Quick Step Levi Leipheimer.

En attendant, il a déjà frappé une première fois, à l’occasion du prologue liégeois.

Allez, on se retrouve le 22 juillet pour voir si on avait visé juste ou si on était complètement à côté de la plaque.

Bon Tour de France à tous.