La drogue du viol comme arme, et un préservatif en signature: "Dady a sans doute violé d’autres filles"

C’est un violeur bien rôdé que Nadine et Véronique ont eu le malheur de rencontrer. “ Il est très soucieux de chaque détail ”, explique Me Rodeyns, l’avocat des jeunes femmes . “ Il repère ses proies en cherchant une fille qui a l’air gentille, sociable, et prend le profil du gars sympa… Il les drogue, les viole quand la drogue a son effet désinhibant, puis passe ses premières heures de la journée à vider les comptes en banque de ses victimes, d’abord en retirant un maximum de cash, ensuite en faisant des achats. Il cache leur GSM après l’avoir éteint, pour qu’elles ne soient pas réveillées par la sonnerie, pour “ gagner du temps ”.

 

Le baratin qu’il leur raconte est toujours le même : “ Il leur dit que c’est son anniversaire, mais que ses copains l’ont laissé ”, poursuit le conseil. “ Son mode opératoire est bien affiné : sans doute a-t-il, lors de premières tentatives, été plus “ dragueur ” et ça n’a pas marché. Peut-être s’est-il approché de plus jeunes, mais du coup elles ne travaillaient pas et n’avaient pas grand-chose à voler…

 

Son approche actuelle est le fruit de l’expérience du délinquant. Puis il y a cet emballage de préservatif, en signature, histoire que la jeune femme sache bien qu’il l’a violée. Cet homme a dû faire bien plus de victimes que les sept que l’on connaît. Il mise sur le sentiment de gêne d’avoir ainsi fait confiance à quelqu’un qu’elles ne connaissaient pas… Elles se sentent coupables, et préfèrent tenter d’oublier ”.

La brigade judiciaire de Liège, section mœurs, lance un appel à celles qui auraient pu être les victimes de Dady. Elles peuvent se manifester en toute confidentialité au 04/340.87.75.