Des manifestants coupent des routes dans le nord du Liban

Des dizaines de jeunes ont coupé des routes aujourd’hui dans le nord du Liban pour protester contre la décision de relâcher trois officiers interrogés sur la mort de deux dignitaires sunnites par des tirs de l’armée en mai, a indiqué un responsable des services de sécurité. Le 20 mai, Cheikh Ahmad Abdel Wahed, connu pour ses critiques à l’égard du régime syrien et son soutien à la révolte, et un autre cheikh qui l’accompagnait, ont été tués par des tirs de l’armée dans le nord, provoquant un regain de tension dans cette région du pays. Cet incident, l’un des plus dangereux récemment au Liban, a dégénéré avec de brefs affrontements à Beyrouth, faisant deux morts. Aujourd’hui, « des dizaines de jeunes ont placé des sacs de sable et brûlé des pneus sur la route principale reliant les villages de la région du Akkar à Tripoli », la grande ville du nord du Liban, selon la source de sécurité. « Les villages du Akkar ont été coupés totalement de Tripoli et de la région côtière », a-t-elle précisé. La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d’hégémonie syrienne et est divisée entre adversaires et partisans du régime du président Bachar al-Assad.