Des clous sur la route du Tour de France: les enquêteurs ont recours aux images TV

Le parquet de Foix a ouvert une enquête et, lundi matin, les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées et de la brigade de Saint-Girons ont rencontré la direction du Tour de France pour se faire remettre des enregistrements. Les enquêteurs ont également saisi les clous de tapissier retrouvés sur la route mais, passés de mains en mains, il est peu probable que des empreintes exploitables y soient prélevées, selon un gendarme.

La vice-procureure de Foix, Marilyn Blanc, a précisé que l’enquête devait déterminer si les clous avaient été placés à un seul ou à plusieurs endroits du parcours. Elle note que les crevaisons sont survenues dans la montée du Mur de Péguère et dans la descente vers Foix.

Les gendarmes ont également pris, selon Mme Blanc, la déposition de plusieurs coureurs victimes.

Selon la direction de la course, soixante-et-une crevaisons (dont 33 pour les coureurs) ont été constatées sur la course proprement dite, auxquelles s’ajoutent celles qui ont touché d’autres véhicules (suiveurs, médias, etc).

La crevaison la plus spectaculaire a touché l’Australien Cadel Evans, le vainqueur du Tour 2011 qui a été retardé à trois reprises en l’espace de quelques kilomètres.

Un coureur, le Croate Robert Kiserlovski, a été une victime indirecte de ces agissements. Alors qu’il changeait de trajectoire pour donner sa roue à son chef de file de l’équipe Astana (Janez Brajkovic), lui-même arrêté par une crevaison, Kiserlovski a été percuté par l’Américain Levi Leipheimer et tous deux sont tombés. Le Croate, touché à une épaule (fracture de la clavicule), a dû abandonner.