JO 2012: "Si on attend, on sera battu par Cavendish", estime Philippe Gilbert

La sélection de Carlo Bomans, qui vise une médaille, a reconnu le parcours de la course en ligne, ce mercredi.

Philippe Gilbert, qui connaissait déjà l’endroit, a confirmé qu’il ne s’agissait pas "d’un parcours extrêmement dur, mais pas facile non plus."

En tout état de cause, le grandissime favori sera le Britannique Mark Cavendish. "Tous contre Cavendish, oui c’est un peu ça", a résumé le Remoucastrien. "Il y a une grosse côte (Box Hill). On peut la prendre très vite, sur le grand plateau. Difficile? Cela dépend comment on la prend. Si on roule à 35 à l’heure, cela peut le devenir. À 30 non. Il faudra surtout être bien dans les roues, rester bien placés, parce qu’après il y a une série de faux plats, cela ne descend pas vraiment."

Mark Cavendish a fait parler la poudre au Tour de France, dégageant une impression de puissance qui le rend a priori inabordable en cas d’arrivée au sprint. "On en a encore discuté hier avec Tom (Boonen). Si on arrive au sprint, on est battu, ça c’est sûr. Même Tom. On est tous dans la même situation. Maintenant à 5 coureurs, on ne peut pas faire la course comme aux championnats du monde. Ce que l’on va faire, c’est attaquer. C’est sûr. Si on attend, on est de toute façon battu. Les autres nations sont dans la même position. Les Espagnols, les Italiens doivent aussi attaquer. Il faut durcir la course. Cavendish est impressionnant, et capable de monter vite. Et il a des équipiers de luxe avec Froome, Millar, Stannard et Wiggins", a commenté le Liégeois, qui estime avoir bien récupéré après la chute causée par un chien, vendredi dernier, lors de la 18e étape du Tour de France. "On a fait une sortie de 3 heures, et c’est vrai que la première heure était un peu plus difficile. Peut-être le contre-coup du Tour de France et certainement la fatigue du déplacement. Mais la dernière était bien par contre."

TOM BOONEN: "ARRIVER DANS UN PETIT GROUPE"

Bien, c’est aussi comme ça que Tom Boonen qualifie sa condition actuelle. Cela sera-t-il suffisant pour battre Cavendish? "La course dépendra beaucoup de l’équipe britannique. Si Cavendish survit aux ascensions, il sera imbattable. Attention aussi aux "amis" ou équipiers de Mark Cavendish, l’Autrichien Bernhard Eisel par exemple... Nous devons durcir la course afin d’aller jusqu’à la ligne dans un petit groupe, où chacun d’entre nous aura sa chance. Notre groupe est expérimenté et sait ce qu’il faut faire."