Le mariage stabilise la consommation d’alcool

Les résultats de cette étude sur le mariage et la consommation d’alcool ont été présentés à la 107e réunion annuelle de l’American Sociological Association. Ils suggèrent que le mariage est associé à une consommation d’alcool légèrement plus élevée chez les femmes, moins élevée à long terme chez les hommes, mais toujours inférieure à la consommation liée au célibat, à la séparation ou au veuvage.

En collaboration avec plusieurs autres universités américaines, l’Université de Cincinnati a analysé les données d’une étude longitudinale du Wisconsin portant sur 10.317 hommes et femmes interrogés aux âges de 20 ans, de 35-36 ans, 53-54 ans et 64-65 ans. L’analyse est basée ici sur 5.305 répondants dont 2.439 hommes et 2.866 femmes. Les chercheurs ont alors constaté:

- Que d’une manière générale, les hommes consomment plus d’alcool que les femmes.

- Quel que soit le statut matrimonial, une proportion plus élevée d’hommes que de femmes ont eu au moins un problème lié à la consommation d’alcool.

- Les hommes divorcés consomment significativement plus d’alcool que les hommes mariés sur le long terme.

- Les femmes divorcées ont déclaré plus de problèmes avec l’alcool que les femmes mariées.

L’influence du mariage sur la consommation d’alcool est-elle dès lors significative ?

- Les hommes mariés consomment moins de boissons alcoolisés, une fois mariés, en comparaison de leurs homologues célibataires, divorcés ou veufs. Cette catégorie d’hommes boirait moins d’alcool suite au niveau de consommation inférieur de leurs épouses. En revanche, ils sont plus susceptibles que les femmes à se mettre à boire, plus, après un divorce.

- Les femmes mariées vont consommer un peu plus de boissons alcoolisées à long terme que les femmes divorcées ou veuves, en partie parce que les hommes consomment, en moyenne, plus d’alcool que les femmes.

En conclusion, chaque partenaire aurait son influence sur la consommation d’alcool de son conjoint.

Reste à examiner de plus près l’évolution de la consommation d’alcool après une séparation ou le décès du conjoint.