Les enseignants s’assurent de plus en plus

Le produit couvre, d’une part, la responsabilité civile de l’enseignant pour des dégâts à des tiers et d’autre par des actes de violence dont il serait victime en dehors du cadre de l’école ”, détaille Benoît Rigo. L’assurance prévoit également une protection juridique si le titulaire doit aller en justice à la suite d’un litige, par exemple le recours d’un élève contre ses résultats.

Par ailleurs, un numéro vert “ Assistance Écoles ” est mis à disposition des enseignants confrontés à des faits de violence ou à d’autres situations exceptionnelles. En 2011-2012, la ligne a reçu environ 50 % d’appels en moins que l’année scolaire précédente lorsque le service avait été lancé. Cette chute n’est pas la conséquence d’un climat apaisé dans les salles de cours et en dehors. Au cabinet de Marie-Dominique Simonet la ministre de l’Enseignement obligatoire, on pointe un manque de communication autour de ce numéro vert.

Le numéro a reçu 689 appels depuis sont lancement, émanant principalement de dames (393). Les enseignants (351) sont les premiers appelants, suivis par les chefs d’établissement (176) et les éducateurs (29). Les appels dénoncent principalement des faits de harcèlement moral (174), de violence verbale (130) et de violence physique (128). L’auteur est un élève (145), un chef d’établissement (130), un parent (89) ou un enseignant (50).