La police britannique est au domicile des victimes de la Tuerie de Haute-Savoie

Au total une dizaine de policiers en uniforme maintenaient à distance de la résidence cossue établie dans un village rattaché à la commune d’Esher, la quarantaine de journalistes présents. Quatre autres se trouvaient à l’intérieur du domicile, hors de vue.

Un ami de la famille a apporté un bouquet de roses blanches qu’il a remis à l’un des policiers postés devant la maison. Il a simplement dit que Saad al-Hilli, le père de famille, était “ un type bien ”.

Une voisine, visiblement affectée par les événements, a précisé à l’AFP qu’il lui arrivait de conduire les fillettes à l’école.

Nous avions l’habitude de voir le couple à l’heure du départ pour l’école, ils étaient charmants, très sympathiques avec des petites filles ravissantes ”, a-t-elle confié.

Selon un autre ami de la famille prénommé James qui a précisé connaître le couple depuis 2004, Saad al-Hilli “ a été à l’école à Pimlico ”, quartier de Londres où il a grandi après que ses parents eurent quitté l’Irak dans les années 1970. Il a reçu une éducation britannique et s’est installé en 1984 avec sa femme Iqbal à Claygate, dont de nombreux résidents font au quotidien la navette dur Londres, pour y travailler.

C’était un bon copain, un ami proche. Saad était un père parfait et un ingénieur talentueux. Il était aussi un cycliste passionné ”, a-t-il commenté.

Il a également confié avoir parlé à Saad le 24 août, celui-ci lui disant qu’il prenait deux semaines de vacances. Selon cet ami proche, la famille possédait une résidence secondaire en France.

Pour le facteur du village, Gary Standford, le propriétaire “ habitait dans la maison depuis environ trois ans ”. “ Il avait l’air d’un homme agréable ”.

Non loin de la résidence de Saad al-Hilli, à une adresse correspondant au siège de son entreprise de conception de systèmes informatiques, Shtech, un homme se présentant comme son comptable, Julian Stedman, a exprimé auprès de l’AFP sa consternation.

C’est un choc total ”, a déclaré cet homme, qui avait entendu parler de la tuerie de Haute-Savoie mais n’avait pas fait le lien avec son employeur. A la question de savoir s’il connaissait des ennemis à Saad al-Hilli, il a dit : “ aucun à ma connaissance ”.

L’école primaire locale a confirmé de son côté avoir une élève du nom de Zainab al-Hilli, âgée de 7 ans. Son âge correspond à celui de la fillette retrouvée sur les lieux du drame, qui a été hospitalisée mercredi, grièvement blessée.

Mercredi en fin après-midi, un cycliste a retrouvé quatre personnes tuées par balles sur un parking forestier de la commune de Chevaline en Haute-Savoie (Alpes françaises).

Deux fillettes ont également été retrouvées. L’une est gravement blessée, l’autre, indemne, est restée prostrée plusieurs heures au fond de la voiture avant d’être découverte.