Tuerie en France: un témoin raconte avoir croisé une voiture blanche “ un peu folle ”

C’était plutôt une voiture genre 306 blanche, mais en tout cas pas un 4x4, qui faisait n’importe quoi sur la route ”, a confié cet homme aux journalistes. “ Ils essayaient de doubler tout le monde, alors que la circulation était fluide, ils paraissaient très nerveux. Au début, j’ai cru que c’était deux filles à l’intérieur, mais une fois qu’ils m’ont dépassé, ils avaient l’air bizarre, avec des cheveux bizarres, comme s’ils portaient des perruques. Ils conduisaient comme s’ils étaient en fuite, ils semblaient très nerveux ”.

Un témoignage qui corrobore celui d’une habitante de Chevaline, qui avait parlé, elle aussi, d’une voiture blanche qui aurait traversé en trombe le village peu après l’heure supposée du crime. “ J’ai croisé un véhicule qui roulait très vite et qui a pris le virage à fond. Il a essayé de m’éviter et je me suis déportée sur le côté ”, a raconté cette habitante à M6. Mais d’après elle, dans cette voiture se trouvait un homme “ brun et seul ”. Par ailleurs, elle a assuré l’avoir croisé à 16 heures 15, alors que le témoin qui s’est présenté vendredi assure l’avoir vu “ vers 15 heures 45 ”, quelques kilomètres plus loin.

Quoi qu’il en soit, l’enquête avance. Selon une source proche de l’enquête, trois gendarmes doivent décoller samedi pour Londres: un de la section de recherches d’Annecy et deux de Paris, de la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ). “ On peut trouver dans la maison un certain nombre d’explications qui peuvent nous conduire sur la piste des tueurs ”, a ajouté le procureur de la République Eric Maillaud.

Ces gendarmes auront notamment pour mission d’étudier “ l’environnement de la famille ” al Hilli. Leur mission sera définie dans le cadre de la commission rogatoire internationale qui doit être envoyée par les juges français aux autorités judiciaires britanniques et qui est en cours de rédaction.