Trente ans après sa mort, Grace toujours ambassadrice de Monaco

La future princesse, qui vient de slalomer sur une route en corniche où elle perdra la vie en septembre 1982, il y a trente ans, en est toujours l’une des meilleures ambassadrices.

La Main au Collet est notre plus grand titre publicitaire de l’histoire”, admet Guillaume Rose, directeur du tourisme de la principauté de Monaco, qui entame toutes ses présentations dans le monde en projetant cette scène d’anthologie.

La blonde Grace Kelly - image de la femme parfaite sublimée par Alfred Hitchcock, froide et distinguée mais dissimulant un tempérament de feu - rencontrera son futur époux le prince Rainier l’année suivante en marge du festival de Cannes. Elle se mariera en 1956 et arrêtera sa carrière à 27 ans au sommet de sa gloire.

Trente ans après sa disparition tragique, un 14 septembre à 52 ans, “l’image de la princesse Grace ne faiblit pas”, constate M. Rose, qui perçoit aussi un retour de nostalgie. “Elle incarnait une époque de prospérité absolue, un moment de grâce dans tous les sens du terme”.

La légende de la princesse renversante de beauté dans ses robes des années 50 a gardé toute sa magie, maniée discrètement par la principauté.

A l’occasion d’une soirée en juillet à Capri pour attirer à Monaco les hommes d’affaires italiens, le maire avait pavoisé sa ville de photos de la princesse prises en 1959.

Une exposition retraçant l’itinéraire de la star hollywoodienne devenue princesse, lancée à Monaco en 2007 pour les 25 ans de sa disparition, a depuis voyagé à Paris, Moscou, Rome, Londres, Sao Paulo et Toronto. Sa dernière halte en Australie a attiré cette année 153.000 visiteurs.