Un bracelet électronique pour Dutroux? «Des chances de sortie proches du zéro absolu»

Sur base de la législation actuelle, les chances de Marc Dutroux sont proches du zéro absolu, commente Laurent Sempot, porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Ce dernier confirme la demande manuscrite de Marc Dutroux faite ce jeudi.

Pour pouvoir profiter d’une libération conditionnelle, il y a des contre-indications qui figurent dans la loi. Laurent Sempot laisse d’ailleurs planer un doute et confie à l’opinion publique l’occasion de lire entre les lignes: « Pour sortir, on doit être sûr qu’il n’y aura aucun risque de récidive... Vous y croyez? On doit également être sûr qu’il se réinsérera dans la société. À votre avis? Enfin, il faut également s’assurer qu’il n’importunera pas les victimes. Il ne faut pas être grand sorcier pour répondre à ses questions. »

Bref. Si le tribunal d’application des peines (TAP) fait suite positivement à la demande de Marc Dutroux, il relâcherait un homme au casier judiciaire lourd: 13 condamnations. Parmi ces dernières, il faut compter l’assassinat (prison à perpétuité), viol avec torture, trafic de drogue, association de malfaiteurs, enlèvement d’enfants, vol et recel...

Sans savoir si cela aurait un poids dans la balance de la justice, ces différentes condamnations - outre la perpétuité -, une fois additionnées, affichent plus de 30 ans de prison.

Quant à la ministre de la justice, Annemie Turtelboom, elle reste silencieuse sur le sujet: « Tout ce qu’on peut dire c’est qu’elle veut alourdir les procédures de liberté conditionnelle. Dans le futur, il faudrait obligatoirement un avis positif de la prison et du ministère public avant de passer devant le tribunal d’application des peines » détaille Margaux Donkiers, porte-parole de la ministre.