Tournai: le peintre Yves Duplouis (dé)peint Rudy Demotte en “ Tournaiminator ”...

Dimanche soir, au Cornwall (rue des Puits l’Eau), le premier à l’avoir congratulé, juste après que le voile ne soit tombé, a été son ami-candidat Tarik Bouziane pour lequel il fait d’ailleurs campagne. La peinture, tirée sur toile, aborde ce que l’auteur présente comme un sujet d’actualité qui, selon lui, est oublié dans le débat communal: l’avenir du pont des Trous. Elle présente, sous un jour particulièrement sombre, le candidat Demotte.

“ En 40, le pont des Trous a été détruit par un bombardier. En 2012, il le sera par un parachuté ”, avance le peintre-militant, impertinent.

“ Mes caricatures ne sont pas ressemblantes et n’abordent pas de sujet politique m’ont fait remarquer des proches de Rudy Demotte. J’ai donc fait mieux ”. Un homme, au visage mi-Humain mi-Terminator à l’avant plan d’une ville détruite. Parmi ceux qui étaient présents à ce vernissage, dont la candidate MR Marie-Christine Marghem, on a bien pensé que Rudy Demotte viendrait découvrir l’œuvre et débattre. De deux sujets: le référendum que demande sur la question du pont des Trous Yves Duplouis et sur les limites de l’impertinence en art, un thème qui a été abordé par l’historien d’art Ludovic Nys qui a aussi, dépeint à sa manière, le néo-Tournaisien. “ Être un politique, c’est s’exposer, c’est chercher à séduire, c’est jouer avec son image, la mettre en scène. C’est aussi, ce faisant, verser son image dans le domaine public. C’est prendre donc, qu’il le veuille ou non, le risque que l’on s’en empare, qu’on la détourne, non tant pour blesser l’homme qui se cacherait derrière elle, mais pour débusquer au travers d’elle les non dits des discours qu’il porte, pour toucher au cœur la vision qui l’anime, sur laquelle il fonde son action, par laquelle il entend profiler sa course au pouvoir ”. Dommage que Rudy Demotte ne soit pas venu... A.D.