Péruwelz: un speed dating entre candidats et électeurs (vidéo)

Après Tournai, c’est Péruwelz qui s’est prêté au jeu.

À Péruwelz, le speed dating politique, organisé au bistrot “ Pause-Café ” a permis, pendant une grosse demi-heure, d’aborder des sujets aussi essentiels que la jeunesse, la sécurité ou encore et surtout, l’attractivité de la ville et son développement commercial.

>La jeunesse. Pour Lionel Lefebvre, étudiant, il n’y a pas de salle qui permette à Péruwelz d’accueillir des soirées (dansantes, concerts) jeunes. “ Si l’on veut faire quelque chose, il faut aller à Tournai ou à Mons ”, regrette-t-il. Il attendait des propositions de la part des candidats. On a notamment évoqué le quartier de la gare qui pourrait devenir celui des artistes (Véronique Waroux), l’utilisation de la Grand-place comme lieu de concerts (Willy Detombe) et l’implication plus forte des jeunes au sein du conseil culturel local et du foyer culturel (Daniel Westrade).

> Commerce. Le thème a été au centre des débats. Eddy Calonne (Ecolo) a notamment trouvé grâce aux yeux d’Emmanuelle Cossement, agricultrice, quand il a avancé l’idée de faire entrer les produits locaux dans les assiettes des écoles, des homes et des institutions qui relèvent de l’administration locale.

Le groupe A.C., lui, propose carrément d’adopter une démarche marketing de “ galerie commerçante ” pour le centre de Péruwelz “avec du parking en suffisance, des enseignes locomotives et une diversité des magasins qui autorisent le shopping ”, précise Véronique Waroux.

>Le parking et la mobilité ont d’ailleurs également mobilisé les débats. “ Sur la Grand-place, on a voulu favoriser les vélos ”, note Eddy Calonne (Ecolo), “ mais encore faut-il que les cyclistes arrivent jusqu’au centre. Rien ne le permet actuellement! ”.

Côté parking, Daniel Westrade, bourgmestre PS, estime que Péruwelz dispose de stationnement en suffisance. Deux bémols par contre: la signalétique qui conduit vers les zones de délestage, encore sous-exploitées, et les zones bleues, trop peu contrôlées et donc inefficaces à l’heure actuelle.

>Sécurité et attractivité. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, l’insécurité est, aux yeux des citoyens, “ un faux problème ” et relève davantage, selon eux, “ d’un sentiment que d’une réalité ”, note Jacqueline Desmet, retraitée.

Au fond, c’est surtout par son image que Péruwelz pêche... Redynamiser la ville, augmenter son attractivité, font d’ailleurs partie des priorités des différents candidats. “ 57 cellules vides ou à vendre dans le centre... c’est édifiant ”, note par exemple Willy Detombe qui, pour y remédier, propose d’instaurer une gestion centre-ville capable d’animer réellement le centre et d’offrir à Péruwelz une image digne de son potentiel réel.