Paris installe des pigeonniers contraceptifs pour contrôler la population de volatiles

C’est le douzième pigeonnier installé dans Paris dans le but de «permettre une réduction significative des nuisances locales causées par les pigeons et d’améliorer la cohabitation entre les citadins et les oiseaux», explique la mairie. «Le but n’est pas de diminuer la population globale des pigeons dans la ville», a expliqué Fabienne Giboudeaux, élue en charge des espaces verts à la mairie de Paris. La taille du dispositif (12 pigeonniers abritant entre 80 et 120 pigeons) ne permettrait d’ailleurs pas de s’attaquer à une population globale se situant, selon l’élue, entre 50 et 100.000 individus.

«C’est un objet de communication vis-à-vis à la fois des nourrisseurs et de la population des lieux où la surfréquentation pose problème», poursuit Fabienne Giboudeaux.

Amende pour les «nourrisseurs»

Nourrir des pigeons sur la voie publique, et même dans les cours d’immeubles, est interdit à Paris et les contrevenants sont passibles d’une amende allant jusqu’à 450 euros. En donnant à manger aux pigeons, «les nourrisseurs» contribuent à concentrer en un lieu donné une population de pigeons, et donc leurs nuisances, ce qui pose des problèmes de propreté et de cohabitation entre pro et anti-pigeons.

Avec ce dispositif, les pigeons sont fixés et nourris dans le pigeonnier et leur reproduction est contrôlée.

La première couvée de l’année ira à son terme, mais les autres (5 à 10 par an) seront interrompues par une action mécanique via des secousses. Ce procédé va ainsi éliminer quelque 500 œuf par an dans chaque pigeonnier. La mairie précise que «chaque semaine, le pigeonnier et ses abords sont nettoyés par une société agréée».