La Grande-Bretagne en émoi après l’enlèvement d’une fillette souffrant de paralysie cérébrale

Les secours ont appelé des volontaires ayant une bonne connaissance de la région à passer au peigne fin 32 villages des environs de Machynlleth, une petite ville galloise où la fillette a été vue pour la dernière fois lundi soir, alors qu’elle montait dans un véhicule.

Le chef du gouvernement David Cameron a lancé un appel:

«Si vous savez quoi que ce soit, si vous avez vu ou entendu quoi que ce soit, si vous avez la moindre idée, parlez à la police, aidez cette famille à retrouver leur adorable enfant».

«Ce qui s’est passé est le cauchemar de toute famille et le fait qu’elle souffre de paralysie cérébrale, quelque chose que je connais personnellement, rend les choses pires encore»,a ajouté le Premier ministre, dont le fils Ivan, gravement handicapé, est mort en 2009 à l’âge de six ans.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police a fouillé une vingtaine de lieux à ou à proximité de Machynlleth. Mercredi, des policiers avaient notamment exploré une rivière à l’aide de kayaks, de canots et d’un aéroglisseur.

Plus de 200 policiers et membres de services de secours, dont une vingtaine de maîtres-chiens, sont mobilisés pour cette enquête à l’échelle «sans précédent», selon un responsable de la police locale.

La police a prolongé la garde à vue d’un suspect, Mark Bridger, jusqu’à vendredi 17H00, date à laquelle elle devra décider d’inculper ou de relâcher cet homme de 46 ans habitant la région, interpellé mardi.

La maison qu’il habite depuis septembre fait l’objet de fouilles et les enquêteurs qui font appel aux témoignages du public, tentent de reconstituer l’emploi du temps de cet homme entre lundi 18h30, peu avant la disparition d’April Jones, et mardi 15h30.

Le suspect a deux fillettes qui jouent régulièrement avec April, ont rapporté les médias britanniques. Il a aussi un fils de 20 ans, qui a pris part, en tant que volontaire, aux recherches pour tenter de retrouver la fillette.

Le dispositif «alerte-enlèvement», mis en place en 2010 au Royaume-Uni, a été déclenché à l’échelle nationale pour la première fois. Ce dispositif vise à mobiliser le public, via les médias et les réseaux sociaux, pour récolter des informations. Un numéro unique a aussi été mis en place par la police pour recueillir tout témoignage.