20 ans de contact avec le KGB: un diplomate belge suspecté d’espionnage

La Sûreté de l’Etat suspecte O.G. d’avoir été, déjà durant ses études, dans le champ de mire des services secrets russes. Car, lorsqu’à la fin des années 80, mais avant la chute du Mur de Berlin, il avait été envoyé à Tokyo pour remplir la mission d’adjoint au consul pour l’ambassade Belgique, il avait été approché par le KGB, selon MO*.

L’homme a été successivement envoyé à Lagos, Alger, Lisbonne, New York, New Delhi et Copenhague. La Sûreté de l’Etat a constaté qu’O.G. avait été contacté plusieurs fois par an dans la plupart des villes par des Russes qui étaient de passage dans le pays.

La Sûreté de l’Etat est parti de l’idée que O.G. donnait, durant ces rencontres, des informations sur les affaires consulaires et les subtilités juridiques qui pouvaient être utiles à la Ligne N du KGB. Il s’agit de la section qui cherche des échappatoires à la loi afin de pouvoir créer de fausses identités pour les espions russes.

«Nous pouvons confirmer qu’une enquête judiciaires est en cours contre un diplomate belge suspecté d’espionnage, corruption passive et violation du secret professionnel», a indiqué le procureur fédéral Johan Delmulle à Mo*.