Foot (P.2): tout n’est pas rose à Waterloo

Je suis évidemment très content de notre début de saison. Nous avons gagné nos quatre matchs de coupe du Brabant puis nos sept matches de championnat ”, relate Amaury Toussaint, le coach des Brabançons wallons.“ En plus des résultats, nous y ajoutons la manière. Ce qui me fait le plus plaisir, c’est de voir que le groupe évolue et assimile presque parfaitement le système de jeu exigeant”, ajoute-t-il.

Petit bémol extra-sportif

Si le bilan sur le terrain est relativement exceptionnel, il n’en est rien en tribune.

C’est le seul point noir à notre bon début de saison. Autour du terrain, les joueurs ne se sentent pas soutenus. Cela dure depuis le début des matchs amicaux. Les gens qui viennent nous voir espèrent que l’équipe trébuche. Il s’agit pour la plupart d’habitués. Quand on a marqué le troisième but dimanche et qu’il restait une dizaine de minutes, des “ supporters ” sont rentrés à la buvette affichant un désintérêt certain. À part les proches des joueurs, le groupe et le staff ont vraiment l’impression que personne n’applaudit quand on marque. Une fois que nous rentrons dans la buvette, presque personne ne nous félicite. Il y a vraiment une atmosphère négative autour de nos prestations alors qu’après un départ comme le nôtre, tout le monde devrait être euphorique. À la rigueur, je pense que les joueurs préféreraient même jouer à l’extérieur pour ne pas avoir à supporter cette atmosphère pesante.

Je ne sais pas à quoi c’est dû. De la jalousie? Le changement de statut du club? Quoi qu’il en soit et si ça continue de la sorte, cela ne nous empêchera pas d’arriver à nos fins. Mais il est évident que nous aimerions être soutenus comme devrait l’être une équipe qui connaît le succès de Waterloo”, tenait à expliquer Amaury Toussaint.