Standard: Pierre François souhaite un correctif de la part de Roland Duchâtelet

On le sait, la Commission des litiges a infligé au Standard un match à huis clos suite aux incidents du Clasico. Comme moyen de défense, le club liégeois a notamment présenté un article paru dans Sudpresse, le 6 octobre. Article dans lequel Pierre François stigmatisait la «perte d’âme du Standard» et le lymphatisme des supporters face à la situation sportive désastreuse.

Voici le contenu du courriel envoyé ce mercredi par Pierre François au président liégeois.

Monsieur le Président,

Roland,

La lecture de la presse écrite de ce jour renseigne que la défense du Standard devant la Commission des litiges a notamment tiré argument de l'article relatant mon interview à SudPresse au motif qu'il aurait incité les supporters à la révolte.

Je trouve ce moyen de défense indigne de la qualité des relations que je me suis efforcé de privilégier nonobstant mon licenciement de juin dernier. Il est par ailleurs manifestement non fondé quand on se souvient des actions que je n'ai cessé de mener en ma qualité de directeur général du club pour tenter d'éradiquer le fléau des fumigènes et plus simplement quand on prend la peine de lire l'article incriminé. Que dire alors des propos - reproduits dans tous les journaux - que tu as tenus en début de semaine avant le Clasico lorsque tu évoquais que "ce sera la guerre"(sic)?

Je souhaite un correctif clair de ta part puisque l'occasion t'en est offerte lors de la procédure d'appel par ailleurs annoncée.

Puisque la presse a relaté ce moyen de défense qui me vise, je réserve copie aux journalistes dont j'ai encore l'adresse mail.

Bien à toi.

Pierre François