Standard: pourquoi ça marche avec Mircea Rednic?

Depuis dimanche soir et le troisième succès consécutif du Standard, le deuxième sous les ordres de Mircea Rednic, on entend des mots comme «renouveau», «résurrection» ou... «champion» lorsqu’on évoque le club liégeois.

Il faut dire que le changement est radical depuis l’arrivée de Mircea Rednic. Après des prestations aussi enthousiasmantes qu’un documentaire sur l’élevage des langoustes en aquarium, les Rouches se sont réveillés. Et se sont réconciliés avec leur public, qui a retrouvé en quelques coups de baguette magique les valeurs qu’il a toujours chéries...

Le premier coup de baguette magique donné par le Roumain, il est flagrant (et ce n’était pas le plus compliqué), il concerne la ligne d’attaque. Il a incorporé un deuxième attaquant, ce que tout le monde à Sclessin attendait. Ezekiel - Batshuayi, ça dégomme, ça va vite, c’est explosif...

Ensuite, il a donné pour consignes à William Vainqueur de laisser le gros du travail défensif à Yoni Buyens, permettant au Français d’être plus offensif. Résultat, après une prestation déjà encourageante à Genk, Vainqueur a inscrit son premier but pour le Standard ce dimanche avant de délivrer un assist. Avec Buyens le combatif derrière un Vainqueur en chef d’orchestre, cela peut faire mal.

Mais ce n’est pas tout. Non! Il a aussi réussi à faire en sorte que l’axe défensif Kanu - Ciman, qui semblait pourtant peu complémentaire à la vue des lacunes à Mons et contre le Cercle, est devenu stable. La défense du Standard n’a plus encaissé depuis ce but trop facile d’Eidur Gudjohnsen, alors qu’elle a affronté la machine genkoise et OHL, meilleure attaque actuelle de notre compétition.

Ce n’est évidemment pas un hasard. Car outre le célèbre choc psychologique consécutif à tout changement de coach, Mircea Rednic a insufflé de la confiance et de la «gnack» à un groupe qui en était dépourvu après le passage d’un Ron Jans trop gentil.

C’est là le souci. Ron Jans, en arrivant à Sclessin, a entamé une mission séduction, tentant de plaire à tout le monde et laissant certains joueurs prendre leurs aises. Du coup, Sclessin s’était doucement transformé en «Sart-Tilman-les-Bains».