Animaux en captivité: faut-il fermer les delphinariums?

C’est la première fois qu’un grand groupe international s’exprime de la sorte. Je pense qu’il faut y faire écho afin que les gouvernements le sachent et qu’ils interdisent une fois pour toutes les delphinariums ”, souhaite Yvon Godefroid, passionné des dauphins, dont il se fait l’ardent défenseur en combattant leur captivité.

Yvon Godefroid espère que le conflit d’idées qui oppose Seaworld et Sealife fasse assez de vagues pour interdire une fois pour toutes ces spectacles mettant en scène des dauphins. Les parcs d’attractions SeaWorld tirent profit de l’exhibition publique de dauphins et autres cétacés qui amusent les foules. Les Sealife sont plutôt des aquariums permettant d’observer le monde marin.

C’est une des directrices de Sealife qui vient de lancer un pavé dans les bassins de SeaWorld. “ Les cétacés ne sont pas adaptés à la captivité. Peu importe si les installations qui les enferment sont plus ou moins grandes ou bien conçues. Ce sont des animaux marins de grande taille, très intelligents et sociaux, qui souffrent de privation sensorielle aiguë dans quelque type de confinement contre nature que ce soit. ”

Voilà une position pour le moins tranchée. D’autant que, toujours opposé à Seaworld, Sealife s’engage par ailleurs à fournir aux cétacés captifs une retraite paisible dans un des trois sanctuaires naturels qu’elle compte aménager et où les dauphins pourraient réapprendre la vie en liberté.

Commission belge

En Belgique, depuis deux ans, il existe une commission parlementaire sur les delphinariums. En dehors de cette commission, aura lieu, l’an prochain à Bruxelles, une conférence sur la captivité des dauphins et l’aspect éducatif que peuvent retirer les écoles d’une visite dans un delphinarium. La même réflexion pourrait aussi s’appliquer au cirque.

Le Boudewijn Seapark de Bruges sera-t-il le dernier du genre en Belgique? Les anti-delphinariums le souhaitent.

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