Test obligatoire pour les conducteurs étrangers

L’information a été confirmée auprès du cabinet de Melchior Wathelet, même si on s’empresse d’ajouter qu’elle est un peu prématurée: “ Nous ne pouvons pas encore vous dire quelle forme prendra cette épreuve ”, explique la porte-parole du secrétaire d’État. “ Sera-ce un stage? Un permis temporaire? Devront-ils repasser leur permis théorique ou pratique, ou les deux selon une formule accélérée? Nous avons demandé des propositions à l’administration... et cette formule ne devra pas coûter trop cher. Nous aimerions du concret au début de l’année prochaine.

Il est conseillé à un étranger, qui vit chez nous, de demander l’échange de son permis de conduire contre un permis belge. Cela lui permettra d’éviter de longues démarches administratives auprès de son ambassade en cas de perte ou vol.

Cela n’apaise donc pas les inquiétudes du secrétaire d’État qui poursuit un seul objectif: améliorer la sécurité routière. Même s’il affirme ne disposer d’aucun chiffre qui pourrait conforter son propos, le cabinet s’interroge sur les capacités des conducteurs étrangers qui arrivent chez nous.

On n’a pas de chiffres prouvant qu’ils sont plus souvent responsables d’accidents que d’autres automobilistes ”, avoue le cabinet. “ Mais on peut se demander si, par exemple, le conducteur japonais, qui a toujours conduit à gauche, connaît un minimum de règles pour se débrouiller chez nous. Il y a aussi des pays où le parc automobile est moins fourni que le nôtre et les routes nettement moins encombrées... Parfois, l’examen est le même que le nôtre sur le papier, mais est-ce aussi le cas en pratique? On peut donc raisonnablement se poser des questions.

>Est-il facile de décrocher son permis de conduire à l’étranger? On répond à cette question dans votre journal de ce jeudi.