Une ado entre la vie et la mort: elle aurait pu être poussée par une autre jeune fille sur les rails du RER

Plusieurs témoins ont aussi été conduits au commissariat de Montgeron. Extrêmement choqués, ils avaient du mal à décrire précisément les faits survenus vers 17H00, début de l’heure de pointe dans cette gare située dans un quartier pavillonnaire, a indiqué une source policière.

Selon plusieurs sources proches de l’enquête, la victime a eu les jambes sectionnées. Consciente, elle a été soignée près de deux heures sur place avant d’être héliportée vers un hôpital dans un état très grave. Selon le parquet, son «pronostic vital est engagé».

Peu après 20H00, son identité n’avait pas pu être établie de façon certaine, selon une des sources policières.

Bagarre, bousculade, accident ou acte délibéré: l’enquête devra déterminer les circonstances de ce drame.

«Ce qui est sûr, c’est que la jeune fille a perdu l’équilibre et qu’elle est tombée sur les voies au moment où un train entrait en gare. Est-ce que c’était un jeu, une engueulade? On ne sait pas», a expliqué Marc Caremantrant, porte-parole de la SNCF, qui a évoqué l’hypothèse d’«un chahut, une bousculade».

Selon les premiers témoignages, la victime aurait été poussée sur les voies. Un scénario qui semble confirmé par les images vidéo, fournies par la SNCF aux enquêteurs, a expliqué une des sources policières: on y verrait un mouvement d’agitation sur le quai puis une jeune fille en bousculer une autre en direction des voies.

Le procureur d’Evry, Gilles Charbonnier, a incité à la prudence: «Entre l’acte vraiment volontaire de pousser quelqu’un sous un train et l’acte involontaire, l’empoignade qui a mal tourné, il y a un champ qu’il nous faut explorer».

Au moment de la chute, «l’alerte a été lancée par quelqu’un dans le train qui a tiré le signal d’alarme et par d’autres personnes sur le quai qui ont appelé via les bornes d’appel d’urgence», a raconté M. Caremantrant.