Les jeunes d’Ecaussinnes ont sû lutter contre l’image de la bande de skinheads “ Ecauskins ”

Le 11 novembre, Papa Becaye Ba, sénégalais de 22 ans, est agressé à La Louvière, rue de Belle-Vue. Le jeune homme décède des coups reçus quelques jours plus tard. On annonce alors l’inculpation d’un suspect écaussinnois. Les commentaires sur les réseaux sociaux ressortent alors un nom un peu oublié. “ Ecauskins, ” du nom d’une bande de jeunes skinheads ayant sévi dans la Cité de l’Amour. Et si le nom de la bande colle toujours à l’image du village, le mouvement a décliné, contré par les jeunes de l’entité.

En 2006, avec la Maison de la Jeunesse de la commune et son association “ Arc en Musique ”, Pierre Laurens a lutté contre cette bande et l’image qu’ils donnaient de la ville.

“ C’était juste avant les élections communales de 2006 ”, raconte-il. “ Les skinheads étaient nombreux dans la commune, mais ils étaient surtout visibles. Plus d’une vingtaine d’endroits étaient taggués de croix gammées. C’était à la gare que c’était le pire. Les murs du tunnel étaient couverts de slogans racistes. L’image de la ville en pâtissait. On était assimilés aux skinheads. ”

>Comment Pierre et les associations de jeunes écaussinnoises ont-ils contré la bande de skinheads? Il nous le raconte dans la Nouvelle Gazette du Centre de ce samedi 24 novembre. Une expérience utile alors que de nouveaux néo-nazis reprennent le flambeau.