La mendicité, un problème pour certaines villes

Néanmoins, certaines pratiques dérangent et les règlements communaux fleurissent.

Tout le monde est d’accord: il n’y a rien de mal à mendier. Par contre, il y a des manières qui peuvent irriter, voire choquer.

«Depuis 2 ou 3 ans, on assiste à d’étranges manèges, témoigne Vincent De Wolf, bourgmestre (MR) d’Etterbeek. On vient déposer en des endroits précis des personnes handicapées et des gens originaires de l’Est, qu’on vient récupérer le soir. Des gens exploitent leur misère. Ces mendiants doivent faire du chiffre et cela entraîne parfois des bagarres entre eux ».

Pour lutter contre ces dérives, les communes prennent des mesures. A Etterbeek, le conseil communal a voté, à l’unanimité, un règlement. Depuis mai dernier, il ne peut pas y avoir plus de 4 mendiants par rue.

A Liège, la ville a pris le problème à bras le corps. Là-bas, on organise et on régule la mendicité. Un règlement communal de 2001 instaure les horaires, les jours, les quartiers,… où la mendicité est autorisée. Cela permet une tournante. Si un individu ne respecte pas ce règlement, la police dresse PV et peut, au 3e PV, l’écrouer pour 12 heures maximum (arrestation administrative).

A Charleroi aussi, on a adopté un règlement qui interdit de mendier dans les rues étroites, sur les ponts et dans les tunnels. Là aussi, on prévoit des arrestations administratives en cas d’ivresse et de trouble de l’ordre public.

A Bruxelles-ville, on n’a pas de règlement sur la mendicité. On s’appuie sur le code pénal pour, éventuellement, intervenir. « Cet arsenal est suffisant, estime le commissaire Olivier Slosse. La mendicité est surtout un problème social. A vouloir trop réglementer, il y a un risque de rendre la pauvreté punissable ».

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