Pétition contre l’Euro en Israël: Eden Hazard, critiqué par des supporters juifs, dément avoir signé

«Nous, footballeurs européens, exprimons notre solidarité avec le peuple de Gaza qui vit en état de siège, privé de ses droits humains fondamentaux et de sa liberté.» C’est en ces termes que le Malien Frédéric Kanouté, ancien joueur de Tottenham et du FC Séville, a débuté sa tribune publiée notamment sur son site internet.

Un «nous» qui implique clairement la soixantaine de joueurs qui, selon lui, a signé le document en question envoyé aux instances de l’UEFA. Une liste dans laquelle apparaissent notamment Didier Drogba, Steve Mandanda (Marseille), Demba Ba (Newcastle), Jérémy Menez (PSG), Moussa Sow (Fenerbahçe) mais surtout Eden Hazard.

Du coup, des supporters juifs de Chelsea et plusieurs avocats ont adressé un courrier de mécontentement à la direction du club ainsi qu’au président de la Fédération anglaise de football, David Bernstein. «C’est inapproprié de la part d’Eden Hazard d’utiliser son statut pour sensibiliser l’opinion politique. Il doit s’en excuser», demande-t-il dans le communiqué.

Ce mardi, le Daily Mail en ajoutait une couche: «Après l’histoire de racisme concernant John Terry l’an dernier, Chelsea est à nouveau au centre d’une polémique concernant Eden Hazard et ses opinions politiques(...)»

Dans la suite de son texte, Kanouté, aujourd’hui actif en Chine, explique: «Nous avons été informés le 10 novembre 2012 que l’armée israélienne avait bombarbé un terrain de sport à Gaza où des jeunes footballeurs ont été tués. Il est inacceptable que des enfants jouant en football soient tués.»

Mais Kanouté a-t-il réellement récolté toutes ces signatures? Rien n’est moins sûr. John Bico, l’agent d’Hazard balaie l’information d’un revers de la main. «Eden ne parle jamais de ses convictions politiques et n’a rien signé.»

Même son de cloche chez Didier Drogba, la star ivoirienne. «Je n’ai pas signé cette pétition ni apporté mon soutien à cette initiative. Car je n’ai jamais pris parti, même dans mon pays, la Côte d'Ivoire, lors des conflits, quels qu’ils soient», a déclaré l’Ivoirien sur son site internet.

Et idem du côté du Français de Newcastle, Yohan Cabaye: «J’ai simplement exprimé ma tristesse et ma compassion quant à la situation, mais n’avoir pas voulu donner un message politique, de quelque façon que ce soit.»