Soins de santé: le projet décrié par certains médecins est approuvé en Commission

Aucune voix n'a manqué dans la majorité même si le MR a relayé les critiques exprimées dans les rangs médicaux, plus particulièrement par l'Absym, premier syndicat de médecins, qui dénonce ce texte et a

l'intention de ne pas participer aux négociations de l'accord médico-mutualiste 2013-2014.

Parmi les griefs, figure l'interdiction des suppléments d'honoraires pour les hospitalisations dans les chambres à deux lits ou communes et la généralisation du système du tiers payant pour certaines catégories de patients (malades chroniques et personnes sous statut Omnio).

Le chef de groupe MR, Daniel Bacquelaine, a regretté un certain "dirigisme du gouvernement". "Aujourd'hui, le système conventionnel est en partie menacé par certaines évolutions", a-t-il averti. Aux yeux des Réformateurs, l'interdiction des suppléments d'honoraires -pratiqués dans 10 pc des hôpitaux- n'a en outre qu'une apparence sociale au vu du nombre de Belges couverts par une assurance

hospitalisation et se fera au détriment des hôpitaux qui en tirent des revenus. "C'est surtout le soulagement des assureurs", a affirmé M. Bacquelaine.

Le propos a fait bondir la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx. "Que l'on dise que ce n'est pas une mesure à visée sociale, ce n'est pas vrai!" a-t-elle répliqué. Les assurances les plus courantes ne couvrent qu'une partie des frais, impliquent les paiement de primes et imposent des forfaits. Avec son

collègue de l'Economie, la ministre tiendra d'ailleurs le secteur à l'oeil et pourrait intervenir si les primes ne baissaient pas.

La ministre a également lancé un appel à l'entrée en négociation de tous les acteurs de la "médico-mut", Absym comprise. "La politique de la chaise vide est une mauvaise politique. Quand on ne vient pas à une négociation, on ne peut pas défendre ses mandants", a rappelé Mme Onkelinx. Une nouvelle réunion de la Commission médico-mutualiste doit se tenir lundi.