Duke Tshomba analyse la descente aux enfers de Mbenga: «Il a voulu revenir trop tôt après l’opération»

Duke Tshomba, consultant sur Belgacom 5, est un grand pote de Didier Mbenga. Leur complicité est énorme... Il ne fallait donc pas chercher trop loin pour trouver une personne capable d’expliquer la descente aux enfers du Belgo-Congolais, limogé en début de semaine de son club chinois de Qingdao, pour le compte duquel il n’aura finalement joué que 7 rencontres.

Pour Duke, le tournant dans la carrière de «DJ» a été sa participation au dernier Euro avec les Belgian Lions en 2011. «Participer à l’aventure lituanienne a constitué sa plus grosse erreur», lance d’emblée l’actuel consultant sur Belgacom 5. «Nous nous étions crêpé le chignon à ce sujet avant son départ, car il tenait à être présent à tout prix par respect pour la Belgique alors qu’il n’était pas prêt physiquement à mes yeux. Et cela s’est vu durant la compétition: il n’imposait pas sa domination habituelle dans la raquette, se trouvait en retard dans les rotations défensives. En fait, il s’est retrouvé soumis à un rythme inadéquat pour quelqu’un qui revenait après une opération au genou.»

La suite, on la connaît: plusieurs tests manqués dans des franchises NBA, notamment Milwaukee et Miami, des déboires avec la justice et cette signature en Chine. «Il a passé des tests à Miami. Mais les médecins ont déclaré que, vu la densité de la saison à cause du lock-out, ils ne voulaient pas prendre de risques avec lui. Il avait en fait essayé de revenir trop tôt», témoigne Duke avant de se pencher sur cette arrestation dans un restaurant de Dallas. «Je n’ai pas été tellement étonné par cette histoire. Tous les scandales qui éclatent autour d’un Mario Balotelli dans le foot n’éclabousseraient pas un joueur NBA, car celui-ci est super protégé par son club. Et une fois qu’il s’est retrouvé en dehors du système, Didier a agi comme s’il disposait encore de cette «immunité». Et puis, même si je ne cautionne pas, des milliers de gens ont déjà été confrontés à ce genre de souci un jour…»

Toujours armé d’un moral au top, le joueur de 32 ans se doit désormais de se questionner sur son avenir. Ses plus belles années sont derrière lui. «La Chine constituait-elle une bonne idée? Son team n’a pas gagné et il en a fait les frais, alors qu’il avait des stats correctes. Ceci dit, dans une grosse cylindrée européenne, il pourrait remplir un rôle similaire à celui de Riddick à Charleroi, celui de sortir du banc pour serrer la vis en défense. Personne ne peut aller contre le temps et il n’a plus l’explosivité de ses 20 ans, mais cela lui pose moins de problèmes qu’à un ailier qui doit courir sans cesse. Il peut encore prester deux ou trois ans même si je lui souhaite avant toute chose d’être heureux.»

Retrouvez davantage de développements dans votre Sudpresse Sports de ce mercredi 12 décembre