Un «Blues en fin du monde» de circonstances remis sur internet par les amis de Nino Ferrer

Un clin d’œil que n’aurait sans doute pas désavoué l’artiste, trop longtemps ramené à ses premiers succès comiques («  Mirza », « Le Téléfon »), alors qu’il affectionnait la tendresse et la gravité dans ses autres chansons («  La maison près de la fontaine », « Le Sud »).

«  Blues en fin du monde » est issu de son dernier album baptisé en 1993 «  Désabusion », jeu de mot mélangeant « désillusion » et « désabuser ».

Toujours acide, Nino Ferrer nous y donne quelques sains conseils : «  Pendant la fin du Monde, Il est recommandé de suivre za la lettre les instructions de la Société chargée des modalités. Pendant la fin du Monde, il est déconseillé de se pencher par la fenêtre ouverte sur la voie ferrée de la réalité ».

«  La famille est défunte, l’honneur est délabré, le travail se fait rare, et les Patries sont en danger. Et quand la vague est si grande et toi tu es si petite, il faut nager comme un poisson ou poulemouiller comme les moutons », ajoutait le chanteur.

Nino Ferrer, très affecté par la mort de sa mère en juillet 1998, s’est tiré une balle dans le cœur, au milieu d’un champ de blé le 13 août 1998, à deux jours de son 64e anniversaire, rapportent ses biographes. Le souvenir du chanteur et peintre reste particulièrement présent dans le Quercy lotois où il s’était installé en 1970. Une de ses toiles orne la mairie de Montcuq.