Quatre professions peu coopérantes dans la lutte contre le blanchiment

C’est ce que rapporte la DH ce mercredi.

Depuis 1993, ces professions sont tenues de dénoncer les transactions dont ils ont connaissant et qu’ils soupçonnent de relever du blanchiment. Or, le mécanisme ne fonctionne pas de manière optimale. La situation est même «préoccupante», selon le président de la CTIF, Jean-Claude Delepierre.

Un rapport du mois de décembre de la CTIF dénonce ainsi la «non-participation constante depuis des années des avocats via leur bâtonnier». En 2011, un seul avocat sur les 16.344 inscrits en Belgique a dénoncé une transaction suspecte.

En 5 ans, seul 377 notaires belges, sur les 1.423 recensés, ont fait une telle dénonciation. Pour la Cellule, ces chiffres sont «très largement en deçà de ce qui est attendu», même si le nombre de déclarations a doublé en un an.

Quant aux agents immobiliers, sur les 8.855 exerçant en Belgique, 28 ont fait une déclaration de soupçons en 2011.

La CTIF s’interroge également sur le secteur du diamant -sur 1.800 commerces répertoriés, elle ne relève que 8 déclarations en trois ans- et dénonce les contrôles insuffisants dans les trois aéroports principaux du pays (Bruxelles, Liège et Charleroi).

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