Réforme de la SNCB: la SNCB pourrait "partir au combat contre le gouvernement"... et donc faire grève

Le syndicat socialiste, qui n’a pas de mots assez durs contre la réforme et la méthode du ministre des Entreprises publiques, Paul Magnette, se prononcera mardi sur sa stratégie mais n’exclut pas «de partir au combat contre le gouvernement».

La réforme approuvée prévoit une structure à deux têtes, avec un opérateur ferroviaire (SNCB) et un gestionnaire d’infrastructure (Infrabel) pourvus d’une filiale commune, HR-Rail, en charge du personnel et garante du statut de cheminot.

«Le modèle Magnette est une entité bicéphale à trois têtes, un monstre. Au décompte final, il y aura encore trois administrateurs. Nous, nous étions demandeurs d’un seul patron à la tête d’une structure intégrée», a dénoncé en conférence de presse le président de la CGSP-Cheminots, Michel Abdissi. Cette nouvelle structure «va créer une série de problèmes de mise en place et de fonctionnement dans le groupe SNCB», estime le responsable syndical, qui a de nouveau dénoncé le peu d’espace de négociations laissé aux syndicats, «traînés dans la boue».

La CGSP-Cheminots rencontrera lundi prochain la CSC-Transcom, dans le cadre du front commun syndical, et réunira son bureau exécutif mardi 15 janvier. Il s’agira alors au syndicat d’arrêter une stratégie, après avoir pris le pouls de sa base. Si le syndicat devait décider de s’attaquer frontalement à la décision du gouvernement, il s’agirait d’une «opération de longue haleine» qui pourrait prendre la forme d’une grève de plus de 24 heures.