Bruxelles: handicapée, elle accuse des policiers de l’avoir dépouillée de son argent

Annie Louis se souviendra de son escale à Bruxelles. Fille d’ambassadeur, de retour de Londres où elle avait passé les fêtes avec de la famille, cette Française de 57 ans se retrouve bloquée dans la capitale belge sans le sou, sans bagages, sans rien. C’est… la police, nous affirme-t-elle, qui a gardé toutes ses affaires.

« J’étais allée porter plainte auprès du commissariat de la police des chemins de fer, gare du Midi, car mon voyage en Eurostar s’était mal passé. Je suis détentrice d’une carte française d’handicapée « station debout pénible » mais l’on m’a refusé un trolley au check-in. Résultat, j’ai été très malade pendant le voyage. À l’arrivée, j’ai dû me gaver d’antidouleurs car j’avais trop mal », raconte-t-elle.

Sur conseil de plusieurs personnes, elle est s’est donc rendue auprès de la police des chemins de fer pour porter plainte, mais cela ne s’est pas passé comme elle le pensait. « Ils ont commencé à me questionner, m’ont fouillée deux fois au corps et m’ont pris mes deux sacs-bananes. : dans lesquels se trouvaient toutes mes affaires. Ils étaient sept ou huit, et aucun n’avait un uniforme. Ils n’ont pas été agressifs, je n’ai pas été frappée, mais pendant trois heures, ils ont rigolé de moi, ils n’ont pas arrêté de me jouer des tours, par exemple en me passant un GSM et en me disant que c’était l’association « Ni pute ni soumise » qui disait qu’elle voulait m’aider. »

Finalement, Anne quitte le bureau, mais sans que les agents ne lui rendent ses affaires. « Ils ont dit qu’ils en avaient besoin pour fouiller mes bagages toujours à la consigne et que je n’ai évidemment pas pur récupérer », dit-elle. Résultat : notre interlocutrice se retrouve aujourd’hui sans ses effets personnels (ni vêtements, ni produits de toilette), sans ses médicaments et sans argent. « J’y suis retourné et ils m’ont quand même rendu ma carte de banque », ajoute-t-elle cependant.

Ce qui est loin d’être suffisant pour décolérer notre dame qui dit avoir déposé plainte auprès du Comité P, l’organe de contrôle externe de la police. Sur conseil de son ambassade, Madame Louis s’est rendue chez une avocate, ce jeudi après-midi, qui l’a aidée à remplir le document qui a été envoyé à qui de droit dans la foulée.

Le dossier complet dans La Capitale de ce vendredi 11 janvier.