Les pilules contraceptives de 3e génération sont-elles dangereuses? La France limite sa prescription

La ministre française de la Santé Marisol Touraine a fait ces annonces lors d’une conférence de presse à Paris, alors que l’Agence européenne du médicament (EMA) venait d’annoncer dans un communiqué que les femmes n’avaient aucune raison d’arrêter de prendre des pilules contraceptives combinées (oestroprogestatives), y compris celles de la 3e génération.

Mme Touraine a demandé à l’Union européenne de limiter l’utilisation des pilules de 3e et 4e générations en révisant leurs autorisations de mise sur le marché «dans un sens restrictif», c’est-à-dire en limitant leur prescription. «Nous allons saisir l’Europe, pas pour suspendre ces pilules mais pour modifier» leurs indications de prescription, a expliqué Dominique Maraninchi, le directeur de l’agence française du médicament.

Mme Touraine a également annoncé la mise en place d’un dispositif en France pour limiter la prescription massive aux Françaises de ces pilules auxquelles certaines imputent de graves problèmes de santé.

Pas de preuve de problème

«Il n’y a actuellement aucune nouvelle preuve suggérant un changement dans le profil de sécurité connu des pilules combinées commercialisées actuellement. Il n’y a de ce fait aucune raison que les femmes arrêtent leur contraception», avait auparavant estimé l’EMA, basée à Londres.

Elle avait ajouté que tous ces contraceptifs sont surveillés «de manière constante et régulière» et qu’à l’heure actuelle, l’agence «n’a reçu aucune nouvelle preuve d’un Etat membre (de l’Union européenne) sur des thrombo-embolies veineuses liées à la prise de contraceptifs».