Brabant wallon: les graffitis ont perdu du terrain en 2012

Selon les statistiques policières, les tagueurs sont peu sortis en Brabant wallon durant le premier semestre 2012. Par rapport aux six premiers mois de l’année 2011, on constate une impressionnante baisse. Pour toute la province par exemple, on est passé de 209 faits à 72 ! Même si les chiffres sont à prendre avec des pincettes. « Un seul artiste peut faire plusieurs œuvres en une nuit », précise le commissaire Gosselin de la zone de police Nivelles-Genappe. « Certains faits ne sont parfois pas dénoncés », ajoute pour sa part le commissaire Vandewalle de la zone de police de Waterloo.

Le fait est que la commune de Waterloo, justement, a vu ces faits inciviques baisser de 85 % environ ! Au premier semestre 2011, on avait comptabilisé 112 tags. Un an plus tard, pour la même période, il n’y en avait plus que 16. La police loue l’efficacité et la collaboration des différents acteurs concernés par cette problématique. Les autorités continueront dans cette voie en 2013. « Deux ouvriers sont affectés à la machine anti)tag et ils sortent à chaque fois qu’il le faut. Aussi bien pour les bâtiments publics que privés », détaille le bourgmestre de Waterloo Serge Kubla. Les éducateurs de rue et agents de quartier ont également été sensibilisés ces derniers temps. Quant au fameux Pesto 4B, il semble ne plus sévir. «  On a réussi à le cerner. Il est venu s’excuser dans mon bureau et m’a dit qu’il regrettait ses bêtises du passé. » Si « dans l’ensemble, la situation s’est très bien améliorée, il ne faut jamais baisser les bras. On continuera donc à travailler tous ensemble », conclut Serge Kubla.

Partout ailleurs, la baisse est visible. Pour la même période que précédemment citée, on voit qu’il y a eu quatre fois moins de tags en 2011 (25 faits) qu’en 2012 (6 cas) à Braine-l’Alleud. Dans l’extrême Ouest du Brabant wallon, c’est cinq fois moins ! On est passé de 19 à 4 faits…