Polémique autour d’une ASBL musulmane parlant «d’écoles des mécréants» à propos de notre enseignement public

«Par le biais d’articles, d’interviews et de références à l’interprétation du Coran, les rédacteurs du site (des «petits savants», ndlr) incitent les parents à ne pas mettre les enfants musulmans dans des écoles publiques, a souligné Mme Lemesre dans un communiqué.

«Car nos écoles sont tenues par des institutrices mécréantes qui font faire aux enfants des activités +qu’Allah n’agrée pas+ (...) comme le chant, la danse ou l’art plastique», a-t-elle ajouté, citant des passages trouvés sur le site de cette ASBL.

Et de fait, à la question «Est-il permis que les musulmans mettent leurs enfants dans les écoles des mécréants, sachant les nombreuses contradictions avec la Législation islamique qu’il y a dans leurs écoles et les effets qu’elles ont sur nos enfants? «, un certain Cheikh Mouhammad Omar Bâzmoul répond:

«il ne lui est pas permis de les inscrire dans les écoles des mécréants, car on craint qu’ils ne soient tentés et qu’on nuise à leur croyance et à leurs moeurs».

«Ce qui m’apparaît, et Allah est plus savant, est qu’il n’est permis, sous aucune circonstance, aux musulmans de mettre leurs enfants dans les écoles des non-musulmans», ajoute Cheikh Mouhammad Omar Bâzmoul, que certains sites présentent comme un «docteur en science religieuse».Mme Lemesre, qui est également échevine à Bruxelles, s’est par ailleurs déclarée «interpellée» par l’affiche du salon Les perles de la Oumma, destiné aux femmes musulmanes qui se tiendra le 3 février dans le quartier de la place Bockstael à Bruxelles. Cette affiche présente l’image d’une femme «intégralement voilée».