Le médecin de Dutroux l’affirme: "Marc est une victime"

Michel Matagne nous déclare, notamment, qu’il cherche simplement à comprendre comment Marc Dutroux en est arrivé là. «J’ai fait 10 cours d’assises, je n’ai jamais vu un garçon avec autant de circonstances atténuantes. Ses parents, qui l’ont rejeté, battu, frappé avec des bâtons de bambou, tenu par les pieds au-dessus d’un pont, enfermé dans le grenier, humilié,… l’ont fabriqué pour qu’il devienne comme ça.

Dès sa naissance, il a été en manque total d’affection. La seule personne qui l’aimait et pour qui il verse parfois une larme, c’était sa grand-mère. Si on ne cherche pas les racines de l’affaire Dutroux, on passe à côté de tout. Et d’autres Dutroux feront des dégâts. Savez-vous que jusqu’à l’âge de 4 ans, il n’a eu ni câlin, ni bisou.

C’était un enfant non désiré. Seule sa grand-mère, qui l’a hébergé durant 10 mois, le gâtait. Mais ses parents n’ont pas apprécié. Pour moi, Dutroux est une victime. Il ne joue pas à la victime. Il EST victime. Dans une famille normale, il serait devenu un gars bien.»

Michel Matagne nous apprend également que Marc Dutroux a des problèmes d’incontinence: «Lors d’un transfert, la police plaçait un bandeau noir sur les yeux de Dutroux. C’était une nouvelle directive de sécurité. Mais chaque fois, Dutroux faisait dans son pantalon. Autre épisode: lors de son évasion. Le garde l’a retrouvé dans le bois. Là encore, il avait fait dans sa pantalon. Comme quand il était enfant...»

Rendez-vous, ce mercredi, en librairie pour découvrir nos deux pages consacrées au médecin de Marc Dutroux. A lire également via notre édition électronique.