Affrontements violents entre manifestants ArcelorMittal à Namur: "C'est le barrage de la police qui a mis le feu aux poudres..." (vidéo)

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le périmètre de sécurité placé autour de l’Elysette.

Les manifestants ont répliqué en lançant de nombreux pavés en direction des forces de l’ordre, qui ont également été contraintes de recourir à deux auto-pompes pour maintenir les travailleurs à distance. Des métallos ont ensuite essayé, sans succès, de forcer le barrage établi à l’entrée de la rue Mazy. Un policier aurait été blessé.

«Ce que nous voulions, c’était nous rendre devant l’Elysette afin de rappeler aux politiques qu’ils parlent de l’avenir d’hommes, de travailleurs qui doivent nourrir leur famille. Mais nous nous sommes retrouvés face à un barrage et ça a mis le feu aux poudres», explique un manifestant, déjà présent à Bruxelles vendredi dernier.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants, ainsi que des policiers, ont été légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés.

Les travailleurs d’ArcelorMittal ont ensuite été refoulés, à grands coups d’auto-pompe, par les forces de l’ordre qui ont demandé des renforts.

Les manifestants demandent aux mandataires wallons «quelques minutes de courage politique pour interdire à d’autres terroristes industriels d’agir de la sorte», peut-on lire sur des calicots.

Manifestation terminée

Les travailleurs d’ArcelorMittal sont remontés dans les cars et ont quitté la capitale wallonne peu avant 14h00. La rencontre entre la délégation syndicale et le ministre-président wallon Rudy Demotte ainsi que les ministres Marcourt, Antoine et Nollet, est également terminée.

Entre 1.500 et 2.000 travailleurs d’ArcelorMittal - 1.200, selon la police - ont manifesté mardi à Namur pour «maintenir une pression maximum sur le monde politique afin de sauver la sidérurgie liégeoise», après que Mittal eut annoncé, jeudi dernier, son intention de ne maintenir dans le bassin liégeois que 5 lignes à froid sur 12, une décision qui devrait coûter quelque 1.300 emplois.