Il avait roué de coups de pied son chiot de 5 mois: condamné à 3 mois de prison ferme

La scène de violence, captée dans la soirée du 24 janvier par la vidéosurveillance d’un centre commercial, dure 15 minutes et a été diffusée à l'audience, rapportent plusieurs médias français.

On y voit le chiot passer devant des commerces aux grilles métalliques baissées. Il regarde derrière lui et se recroqueville devant un rideau de fer. L’homme assène "des coups de pieds sur le chien acculé contre un rideau metallique", selon la présidente du tribunal correctionnel de Nanterre où l'homme est jugé. Et celle-ci poursuit : « Le chien se réfugie dans un restaurant, il le sort du restaurant et joue au football avec ce chien à demi-inanimé ». Sous la violence des coups, le chiot projeté en l’air. Au total, il aura reçu une trentaine de coups de pied, donnés comme si l'homme shootait dans un ballon de foot.

A la fin, le chien inanimé, et probablement mort, est jeté dans un sac en plastique.

Lors de sa garde à vue, le prévenu avait déclaré avoir été mordu par l'animal qu'il avait acheté 3 mois plus tôt pour « combattre sa phobie des chiens ».

« Il avait des crocs énormes, une machoire de fou, c'était de la légitime défense", avait-il dit aux policiers. Il avait également tenu à préciser que le fait d'avoir arrêté le cannabis trois jours plus tôt pouvait expliquer son geste. En outre, le jeune homme exprimé sa honte et ses regrets à la cour.

Au tribunal, le prévenu se défend, déclare que le chien l’aurait mordu et explique sa violence par une «phobie» des chiens. «C'est mon chien, je l'ai acheté 500 €, il a cinq mois. Il avait des crocs énormes et une mâchoire de fou.»

Justifiant les actes de son client en le qualifiant d’«abruti à la dérive», son avocat a tenté de faire annuler la procédure pour des questions de forme mais n’a pu contester contester les sévices infligé à l’animal.

Le prévenu a été condamné à 8 mois de prison dont 5 avec sursis pour « sévices graves et actes de cruauté sur un animal », avec maintien en détention et mise à l'épreuve de 2 ans avec obligation de soins et de justifier d'un emploi.

Il s'est vu également vu interdire la détention d'un animal et devra verser la somme de 400 euros de dommages et intérêts aux fondations Brigitte Bardot et 30 millions d'amis qui s'étaient portées partie civile.

Le malheureux chiot s’en est sorti et est gardé par un ami de l’accusé.