L’ex-chef militaire de l’ETA exprime les regrets de l’organisation à l’égard des victimes

L’ancien chef de l’appareil militaire de l’ETA, Garikoïtz Aspiaru Rubina alias “Txeroki”, a exprimé lundi les regrets de l’organisation séparatiste basque à l’égard des victimes, à l’ouverture lundi de son procès au côté de neuf autres etarras à Paris. L’ETA “regrette les dommages” qui ont été causés aux victimes, a dit “Txeroki”, lisant une déclaration réitérant “l’appel au gouvernement français” pour que celui-ci “s’investisse” dans la résolution du conflit et “ne ferme pas la porte à cette opportunité pour la paix”. Le porte-parole de Batasuna, parti dissous en début d’année, Xabi Larralde, a salué à la sortie de l’audience une “déclaration très importante” et “très positive par rapport aux perspectives d’avancées du processus de paix” au pays basque. Classée organisation terroriste par l’Union européenne et les Etats-Unis, l’ETA, dont le dernier attentat meurtrier en Espagne remonte au 30 juillet 2009, a annoncé le 20 octobre 2011 qu’elle renonçait à la violence, après plus de 40 ans d’une lutte armée pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre. L’ETA est tenue responsable de la mort de 829 personnes durant ces années.