Anne Sinclair: "Il n’y a aucun mal à se faire suc... par une femme de ménage"

Marcela Lacub donne ce jeudi une interview au « Nouvel Observateur » dans lequelle elle raconte la part de réalité et de fiction de ce roman qui parle de la liaison de Sinclair avec l’ancien patron du FMI.

Le personnage principal est décrit comme « un être mi-homme, mi-cochon ». « Ce qu’il y a de créatif, d’artistique chez Dominique Strauss-Kahn, de beau, appartient au cochon et non pas à l’homme. L’homme est affreux, le cochon est merveilleux même s’il est un cochon. C’est un artiste des égouts, un poète de l’abjection et de la saleté », dit-elle dans cet interview.

Elle ajoute encore : « Alors que DSK m’a toujours semblé être franchement à droite, ce communisme sexuel auquel il aspire en tant que cochon me réjouit ».

Autre extrait du bouquin :

« Ma conversation avec Anne Sinclair a été fondamentale. Elle a été très gentille, mais j’ai compris à quel point elle est convaincue qu’elle et son mari – car je rappelle qu’ils n’ont toujours pas divorcé – appartiennent à la caste des maîtres du monde.Elle m’a dit la phrase que je rapporte dans le livre : "Il n’y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage." J’ai failli lui répondre que sucer, ce n’est pas le travail d’une femme de ménage comme passer l’aspirateur, qu’il faut demander ce genre de choses à une pute, etc.

Mais, pour elle, le monde est séparé entre les maîtres et les serviteurs, entre les dominants et les dominés et c’est normal. Cela m’a un peu effrayée. Comme si on vivait dans la société de l’Ancien Régime ».

Dominique Strauss-Kahn a réagi à cet entretien accordé au Nouvel Observateur ainsi qu’au livre lui-même. Il se dit « doublement dégoûté », dans une lettre qu’il a envoyée au rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Jean Daniel. « C’est une atteinte méprisable à ma vie privée et à la dignité humaine », dit-il notamment. Il ajoute encore qu’il a demandé à ses avocats d’étudier toutes les voies pour « combattre cette abomination ».