Les plats à la viande de cheval pourraient être redistribués aux plus démunis

Le député européen Marc Tarabella (PS), estimant qu’il y a lieu d’éviter tout gaspillage, prône la distribution de ces produits non seulement aux démunis mais également dans le réseau de vente habituel, à moindre coût, après apposition de la mention «viande de cheval».

Il y a une dizaine de jours, M. Tarabella a écrit à Findus France pour «éviter qu’à la fraude ne succède le gaspillage de milliers de tonnes de nourriture alors que dans le même temps 19 millions de démunis européens ne peuvent plus se nourrir une fois par jour. Beaucoup d’associations se sont jointes à cette démarche», indique-t-il mardi dans un communiqué. Des ministres du gouvernement allemand se sont entre-temps ralliés à cette demande.

«Findus confirme avoir gardé la nourriture incriminée au frais. Absolument rien ne s’oppose donc à la distribution», ajoute l’eurodéputé. Alors que d’autres entreprises telles que Ikea ou Lidl sont d’avis que leurs produits ne peuvent plus être distribués, M. Tarabella souligne qu’il suffirait de les étiqueter correctement avec la mention «viande de cheval».

Quant au problème du respect de la chaîne du froid, certaines organisations, comme les Restos du Coeur, qui proposent des plats chauds servis directement, ou les Banques alimentaires, qui permettent aux associations caritatives de s’approvisionner dans leurs entrepôts, disposent de l’infrastructure nécessaire.

«Si on reçoit une garantie sous forme d’un document précisant qu’il n’y a aucun risque à consommer ces plats, nous serions prêts à les servir à nos démunis», commente Yvonne L’Hoest, présidente de la Fédération des Restos du Coeur de Belgique. «Nous voulons éviter qu’ils puissent se dire: on n’en veut nulle part, donc on nous les donne», poursuit-elle, en espérant qu’une communication plus positive arrive dans les prochains jours. «Cette viande, ces lasagnes, c’est bon. Ce sont des plats valables