Dominique Alderweireld (Dodo la Saumure) ira en cassation s’il est condamné

Le Français, domicilié à Tournai, possède une dizaine de bars à hôtesses et autres maisons closes à Tournai et ailleurs en Belgique.

Suite à une demande de la défense de voir joindre au dossier des pièces comme le rapport du comité P ou de l’inspection sociale, l’audience a connu quelques boulversements. L’avocate générale s’est retirée afin de débattre de la question avec le procureur général. Elle a finalement annoncé qu’elle ne voulait pas que ces pièces soient jointes. La défense a toutefois obtenu que deux inspecteurs de police affectés aux moeurs et ayant souvent eu des contacts avec le prévenu soient entendus lors d’une prochaine audience.

Le réquisitoire de l’avocate générale n’a donc pas été prononcé, mais le prévenu a pu s’exprimer. Il a affirmé que même s’il n’était condamné qu’à une peine d’un jour avec sursis, il saisirait la cour de cassation. «Je suis à Tournai depuis 2000. Jamais mon activité n’a été stoppée», s’est-il exclamé. «Je ne vois pas pourquoi je serais condamné alors qu’il y a environ 1.800 bars du genre en Belgique

Le prévenu a expliqué qu’il effectuait les choses dans les règles de l’art. «J’oblige par exemple les filles à se mettre en ordre au niveau de leurs papiers. Celles-ci sont indépendantes

M. Alderweireld a fourni un document à la cour montrant qu’il entretenait des rapports réguliers avec la police, qui lui stipulait «des manières de fonctionner». Il a précisé qu’il fut un temps où il percevait 50% du revenu de la fille, ajoutant qu’il avait à prendre en charge tout ce qu’il qualifie de «logistique».

La compagne de Dominique Alderweireld, Béa, condamnée à trois ans avec sursis en première instance, avait également fait appel.

La prochaine audience est fixée au 22 mars.